Les 500 ans de la " Réforme protestante"
Claire VÉRILHAC
Illustration : Bible de Gutenberg
En 1517 Martin Luther, moine augustin, affiche ses thèses contre la vente des "indulgences". Ce sera le point de départ de la Réforme protestante. Indissociable de l'humanisme de la Renaissance et favorisée par les progrès de l'imprimerie, elle prendra un tour tragique en France avec les guerres de religion et le massacre de la St Barthélémy. Du combat pour la liberté de conscience à la laïcité !
L’affaire du commerce des indulgences fut le déclencheur de la Réforme protestante. Une "indulgence" c’est la possibilité, dans l’Eglise catholique romaine, de racheter ses péchés par des prières, des pélerinages ou des dons.
Au fil du temps cette pratique était devenue un commerce lucratif, d’abord dénoncé par l’Anglais John Wyclif puis le Tchèque Jan Hus qui sera brulé vif comme hérétique.
Mais au début du 16e siècle l’Eglise franchit un pas supplémentaire.
Afin de financer la construction de la basilique Saint Pierre de Rome, le Pape vend "en gros" des indulgences à l’archevêque Albert de Brandebourg qui les fait ensuite revendre aux fidèles, le Pape prélevant au passage une commission.
Martin Luther, un moine augustin allemand, théologien et professeur d’université dénoncera cette dérive dans ses "95 thèses". Celles-ci vont circuler largement en Europe grâce à l’imprimerie qui jouera un rôle considérable dans le développement de la Réforme.
L’acte fondateur du protestantisme est une rupture. Celle de Luther qui refuse en 1521, à la Diète de Worms, de se rétracter "car il n’est ni sûr ni salutaire d’agir contre sa conscience ». Mais derrière le combat théologique de la Réforme c’est une lutte plus décisive qui se mène. Contre un pouvoir politique et matériel, bien réel, celui de l’Eglise et du Pape. C’est d’ailleurs l’analyse qu’en fera Engels trois siècles plus tard
Au fil du temps cette pratique était devenue un commerce lucratif, d’abord dénoncé par l’Anglais John Wyclif puis le Tchèque Jan Hus qui sera brulé vif comme hérétique.
Mais au début du 16e siècle l’Eglise franchit un pas supplémentaire.
Afin de financer la construction de la basilique Saint Pierre de Rome, le Pape vend "en gros" des indulgences à l’archevêque Albert de Brandebourg qui les fait ensuite revendre aux fidèles, le Pape prélevant au passage une commission.
Martin Luther, un moine augustin allemand, théologien et professeur d’université dénoncera cette dérive dans ses "95 thèses". Celles-ci vont circuler largement en Europe grâce à l’imprimerie qui jouera un rôle considérable dans le développement de la Réforme.
L’acte fondateur du protestantisme est une rupture. Celle de Luther qui refuse en 1521, à la Diète de Worms, de se rétracter "car il n’est ni sûr ni salutaire d’agir contre sa conscience ». Mais derrière le combat théologique de la Réforme c’est une lutte plus décisive qui se mène. Contre un pouvoir politique et matériel, bien réel, celui de l’Eglise et du Pape. C’est d’ailleurs l’analyse qu’en fera Engels trois siècles plus tard
