Linha de separação


11 de outubro de 2018

Mais um prémio Nobel reaccionário

A Academia Sueca de vez em quando dá uns prémios a Humanistas e Progressistas para cobrir os muitos que dá a conservadores , a retrogradas , e a reaccionários.
Para aqueles que na espuma dos dias comentaram positivamente o Prémio Nobel da economia talvez devessem ler este artigo de J Sapir

 Quant l’ancien monde couronne des économistes de l’ancien monde, par Jacques Sapir.

ntLa désignation des deux prix Nobel d’économie pour 2018 marque un retour du Comité Nobel à une économie néoclassique pure et dure qui présente, sous des formes sophistiquées, les mêmes sophismes et les mêmes erreurs qu’il y a plus de cent ans. Ce « retour en arrière » du Comité Nobel se pare néanmoins des oripeaux de la modernité. Ainsi, les deux économistes couronnés sont réputés avoir apporté des contributions majeures sur la question de la croissance et de l’environnement. Pourta, la réalité est toute autres.
Paul Romer


Qui sont Paul M. Romer et William D. Nordhaus




Paul M. Romer et William D. Nordhaus se sont donc partagés le Prix Nobel d’économie 2018 pour leurs 

travaux intégrant l’innovation et le climat dans la 

croissance économique[1]. C’est ce qui est supposé les qualifier parmi les fondateurs de ce que l’on appelle « l’économie verte »[2]. On le sait, l’économie 

est supposée traiter de la gestion des ressources 

rares et la nature y est perçue comme une force

 qui dicte les principales contraintes à la croissance économique. Ce sont nos connaissances,

 mais aussi nos aptitudes – et notre capacité

 à mobiliser du capital – qui déterminent

 notre capacité à gérer ces contraintes.


Paul Romer, dans ses travaux, est réputé avoir

 démontré que le savoir peut jouer un rôle moteur dans la croissance économique à long terme[3]. Lorsque la croissance économique s’accumule au fil des décennies, elle transforme naturellement la vie des gens. Du moins, tel est la vision de Romer et aussi, naturellement, celle du Comité Nobel de la Banque Centrale de Suède. Les recherches macroéconomiques antérieures, et en particulier celles de Solow[4], avaient mis l’accent sur l’innovation technologique en tant que principal moteur de la croissance économique. Mais, elles avaient modélisé très imparfaitement la manière dont les décisions économiques et les conditions du marché déterminent la création de nouvelles technologies. Paul Romer est donc crédité par le Comité Nobel d’avoir résolu ce problème en expliquant comment les forces économiques gouvernent la volonté des entreprises de produire de nouvelles idées et innovations.





Les travaux de William Nordhaus traitent pour leur part des interactions entre la société et la nature. Nordhaus avait décidé de travailler sur ce sujet dans les années 1970, à une époque où les scientifiques étant de plus en plus préoccupés par l’usage des énergies fossiles et leurs impacts sur l’environnement. Ces énergies fossiles entraînent une modification du climat qui peut se traduire par ce que l’on appelle le « réchauffement climatique » et qui se manifeste surtout par une instabilité climatique certaine, avec une multiplication de la fréquence des événements exceptionnels. Au milieu des années 1990, Nordhaus est devenu le premier économiste à créer un modèle d’évaluation intégrée, c’est-à-dire un modèle quantitatif décrivant l’interaction mondiale entre l’économie et le climat[5]. Son modèle cherche à intégrer les théories et les résultats empiriques de la physique, de la chimie et de l’économie. Le modèle de Nordhaus est maintenant largement répandu et permet de simuler l’évolution de l’économie et du climat. Il est utilisé pour examiner les conséquences des interventions en matière de politique climatique, par exemple les taxes sur l’usage du carbone[6].





William D. Nordhaus
Paul Romer, un économiste néoclassique déguisé en « moderne »


Cela pose la question du rapport entre la vision du Comité Nobel et la réalité. Les travaux de Romer et Nordhaus sont importants, et certains les tiennent pour considérables. Pour autant, ils ne sont pas si révolutionnaires qu’on le prétend, et surtout ils s’inscrivent dans des courants de pensée économiques qui, eux, sont bien identifiables.


Romer s’inscrit dans le courant de la croissance endogène. Ce dernier part du postulat d’une inefficacité, totale ou partielle, des politiques économiques axées sur la demande. Il faut alors rappeler qu’il écrivit sa thèse sous la direction de Robert Lucas, un autre prix Nobel, qui prétendait que l’économie s’arrêtait dès que s’arrêtaient les probabilités[7]. Lucas a prétendu que les politiques économiques, parce qu’elles étaient « prévues » par les agents économiques[8], ne pouvaient avoir d’effet de long terme[9]. Cela le conduisait à réhabiliter l’hypothèse de neutralité de la monnaie et de taux naturel de chômage[10]. L’une des conséquences du tournant pris par l’économie avec les travaux de Robert Lucas fut de conduire à la théorie des cycles réels, comme on le voit avec Kydland et Prescott[11], cycles réels faisant des chocs technologiques la source des fluctuations économiques. Il s’agit d’un travail qui parachève la fondation de la Nouvelle Economie Classique[12] et qui, comme on le voir avec Robert Barro, nient toute efficacité à la politique budgétaire[13].


Les travaux de Paul Romer partent donc de cette hypothèse et cherchent les facteurs structurels qui pourraient déterminer la croissance de long terme[14]. En cela, la théorie de la croissance endogène, à laquelle Romer a attaché son nom, s’avère relever de l’économie néoclassique la plus pure, mais aussi la plus dure[15]. Elle s’avère aussi la plus irréaliste dans ses hypothèses, un irréalisme qui fut revendiqué par Milton Friedmann[16] mais qui est dénoncé par divers spécialistes de l’épistémologie économique[17], et même aujourd’hui timidement par des économistes provenant pourtant du même courant idéologique[18]. Les travaux de Paul Romer, s’ils acceptent la possibilité que dans certains cas les rendements puissent être croissants[19], renvoient dans la plupart des cas à des causes techniques et à un facteur mal défini qui est l’accumulation des connaissances. Ce qui frappe tout lecteur de Paul Romer qui a étudié un peu d’histoire économique est la manière profondément mécaniciste dont il procède, ne se posant pas la question devant une possible innovation, des conditions sociales et institutionnelles de la traduction de cette innovation et changements du processus de production. Il ne se pose pas non plus la question de savoir si, au moment où cette innovation apparaît, il peut exister une demande particulière pour cette innovation et quelles sont les conditions de politiques économiques, et donc monétaires, pour que cette innovation, rencontrant une demande forte et stable, puisse se développer. Les agents économiques sont perçus comme des automates tout comme l’est le marché. On est en réalité à mille lieux de Schumpeter, un auteur parfois cité, mais qui avait une vision fort différente des processus économique[20]. On est donc bien au sein du paradigme probabiliste qui va de Haavelmo à Lucas[21], un paradigme qui est aujourd’hui très discuté depuis que la crise de 2008 a montré l’importance de l’incertitude radicale comme Keynes l’avait postulé[22]. Ce n’est que récemment que Romer, décentrant son travail du modèle de croissance vers la question des villes, a donné des signes d’intérêts pour les institutions[23].
William Nordhaus et le Public Choice


Le cas de William Nordhaus peut s’apparenter, dans un contexte théorique différent, à celui de Paul Romer. Nordhaus s’inscrit quant à lui dans l’école du Public Choice, une école qui cherche à analyser les choix « publics » à partir du point de vue de l’individualisme méthodologique et de la rationalité des agents individuels[24]. Ses premiers écrits se situaient donc dans ce courant[25]. Cette école postule donc que les individus (les « agents ») ont des préférences individuelles stables dans le temps et logiquement transitives. Or ces hypothèses ont été réfutées, y compris celle sur la transitivité des préférences[26], dans les travaux de Sarah Lichtenstein[27], Paul Slovic, Amos Tversky[28] et Daniel Kahneman[29]. Les travaux effectués depuis les années 1970 ont montré que les préférences étaient instables[30], et se construisaient en réalité dans le processus même du choix. De même, cette école identifie les partis politiques comme des « machines » cherchant à maximiser leur nombre de voix aux élections, sans aucune référence aux intérêts que ces partis peuvent défendre ni à leur idéologie (qu’elle soit explicite ou implicite). On l’aura compris, l’école du Public Choice s’avère bien plus idéologique que scientifique. Même l’individualisme méthodologique est aujourd’hui contesté[31].


Il n’est donc pas étonnant, compte tenu ces limites épistémologiques, que les résultats des modèles élaborés par Nordhaus, qu’il s’agisse du modèle DICE (Dynamic Integrated Climate-Economy), et le modèle RICE, version régionalisée du précédent soient largement discutables. Ces modèles, qui ne sont en réalité que des modèles de cycles réels dans lesquels on a intégré la production de CO2[32], mettent en balance le réchauffement climatique et les pertes de PIB qu’entrainent soit ces émissions de CO2 soit les efforts pour les réduire significativement. Une taxe carbone devant alors permettre d’élever les coûts et de responsabiliser les acteurs économiques. Le problème est que ces modèles ont un point d’équilibre pour un réchauffement de…3,5° ! Il est donc difficile de tenir Nordhaus, que ce soit d’un point de vue analytique ou d’un point de vue descriptif, pour un économistes ayant contribué de manière majeur à la lutte contre le réchauffement climatiques.
Quelle influence ?


Les gouvernements de différents pays se sont inspirés des travaux de Romer et de Nordhaus, mais toujours de manière très partielle. Un cas d’école est celui du gouvernement français dont le Conseil d’Analyse Economique a repris en 2017 l’idée de la taxe carbone. Cependant, globalement, si les deux modèles auxquels il a attaché son nom, DICE et RICE, sont utilisés par les experts, leur impact sur les décisions publiques est faible, ce qui est un comble pour un auteur de l’école du Public Choice. De même, le gouvernement des Etats-Unis s’est servi des travaux de Romer pour justifier de (maigres) investissements dans le domaine de l’éducation. Mais, les deux courants idéologiques auxquels nos auteurs appartiennent, que ce soit celui des « Cycles Réels » et de la Croissance Endogène pour Romer ou plus généralement l’école du Public Choice pour Nordhaus ont quant à eux exercé une influence certaine, que ce soit dans le science économique (et l’on pense aux travaux de Philippe Aghion) ou que ce soit sur les décisions de politique économique. Pour ces dernières, qu’il s’agisse de celles des gouvernements (et l’indépendance des Banques Centrales dérive assez directement des travaux de Romer, Barro et, au-delà, Lucas) ou qu’il s’agisse du démembrement des politiques actives par les organisations internationales telle la Banque Mondiale et leur remplacement par des politiques dites incitatives dont l’efficacité d’ailleurs reste toujours à démontrer, l’influence de ces deux courants de pensée est indubitable.


Mais en fait, sur des choix complexes, où tout ne peut être calculé en raison de la présence d’incertitudes radicales (et ceci s’applique tant à la lutte contre le réchauffement climatique qu’aux problèmes de la croissance dans le long terme), l’usage de choix heuristiques, et donc la réhabilitation de la décision politique, apparaît comme bien plus pertinent que l’usage de ces modèles. Cela devrait redonner son importance à des formes de planification démocratique perçues non comme des mécanismes mais comme des processus dans le cours duquel se dégage une opinion commune.


Plus généralement, Romer a parfois été qualifié de « Schumpeterien » et crédité d’avoir donné une formalisation rigoureuse aux travaux du grand économiste. Mais, la formulation adoptée par Romer s’écarte largement du sens des travaux de Schumpeter qui conçoit l’innovation comme un processus complexe faisant intervenir tout autant le progrès technique que les conditions sociales et institutionnelles. Romer réduit le processus de croissance à un mécanisme (et non un processus) au sein duquel il n’y a pas d’externalités et où les agents économiques, engagés dans un processus de concurrence, sont capables d’attribuer des ordres de probabilité à tout événement. De fait, les travaux de Sophus Reinert s’avèrent bien plus fidèles à la démarche de Schumpeter[33]. Romer a donc joué par rapport à Schumpeter le même rôle que Hicks par rapport à Keynes[34], le rôle d’un supposé traducteur, donnant aux idées du maître une formulation mathématique, mais aboutissant en fait à trahir l’auteur qu’ils étaient censés « expliquer »[35]. Il n’est donc pas faux de voir en Romer le John Hicks de Schumpeter.


[1] https://www.nobelprize.org/uploads/2018/10/press-economicsciences2018.pdf


[2] https://www.nytimes.com/2018/10/08/business/economic-science-nobel-prize.html


[3] Romer, P., “Increasing Returns and Long-Run Growth,” in Journal of Political Economy, Vol. 94, No. 5 (Oct. 1986), pp. 1002-1037.


[4] Solow R.M., “The production function and the theory of capital”, in Review of Economic Studies, vol. XXIII, (1955-1956), pp. 101-108; Idem, “Substitution and Fixed Proportions in the theory of capital”, in Review of Economic Studies, vol. XXX, (juin 1962), pp. 207-218.


[5] Il s’agit du modèle DICE. Voir Nordhaus W.D., A Question of Balance: Economic Modeling of Global Warming, Yale University Press, Yale, NY, 2008.


[6] Nordhaus W. D., “To Tax or Not to Tax: Alternative Approaches to Slowing Global Warming,” in Review of Environmental Economics and Policy volume 1, n° 1, hiver 2007, pp. 26–44


[7] Lucas, R., Studies in Business-Cycle Theory, Cambridge (Mass.), MIT Press, 1981.


[8] Lucas, R.E., « Expectations and the neutrality of money », in Journal of Economic Theory, n°4, 1972, p 103-124


[9] Mc Callum B.T., « rational expectations and macroeconomic stabilization policy », in Journal of money, credit and banking, vol. 12, 1980, pp.716-746


[10] Lucas R.E., « Econometric testing of the natural rate hypothesis », in O. Eckstein (ed.), The econometrics of price determination, Boards of Governors of the Federal Reserve System, Washington, 1972. Voir aussi Lucas R.E., « Some international evidence on output-inflation tradeoffs », American Economic Review, 63, 1973, pp.326-334


[11] Kydlalnd Finn E. et Edward C. Prescott, « Time to build and aggregate fluctuations », in Econometrica, 50, (6), 1982, pp.1345-1370. Voir aussi: John Bradford Delong et Charles Plosser, « Real business cycles », Journal Of Political Economy, University of Chicago Press, 91(1), 1983, pp.39-69.


[12] Un auteur français, Antoine d’Autume pouvait alors remarquer « L’objectif général reste la construction d’une théorie d’équilibre des fluctuations, ancrée dans une analyse des comportements intertemporels et sous l’hypothèse d’anticipations rationnelles. » D’Autume A., « L’essor de la macroéconomie », in A. Berraud et G. Faccarello, Nouvelle Histoire de la pensée économique, T. III, La Découverte, Paris, 2000, p.432.


[13] Barro R., « Long-Term Contracting, Sticky Prices, and Monetary Policy », in Journal of Monetary Economics, 3, 1977.


[14] Romer P.M., “Endogenous Technological Change,” in Journal of Political Economy, Vol. 98, No. 5, “Part 2: The Problem of Development: A Conference on the Institute for the Study of Free Enterprise Systems.” (Oct. 1990), pp. S71-102.


[15] A. Insel, “Une rigueur pour la forme: Pourquoi la théorie néoclassique fascine-t-elle tant les économistes et comment s’en déprendre?”, in Revue Semestrielle du MAUSS, n°3, éditions la Découverte, Paris, 1994, pp. 77-94


[16] Friedman M., “The Methodology of Positive Economics”, in Milton Friedman, Essays in Positive Economics, University of Chicago Press, Chicago, 1953, pp. 3-43.


[17] Mäki U., “How to combine rethoric and realism in the methodology of economics” in Economics and Philosophy, vol.4, avril 1988, pp. 353-373. Mäki U., “Friedman and Realism”, in Research in the History of Economic Thought and Methodology, vol. 10, 1992, pp. 171-195 Lawson T., “Realism and instrumentalism in the development of econometrics”, in Oxford Economic Papers, vol. 41, janvier 1989, pp. 236-258. Lawson T., “Realism, closed systems and Friedman”, in Research in the History of Economic Thought and Methodology, vol. 10, 1992, pp. 196-215


[18] Tirole, J., « L’homo economicus a vécu », in Le Monde, 5 octobre 2018, https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/05/jean-tirole-l-homo-economicus-a-vecu_5365278_3232.html


[19] Romer P.M., “Growth Based on Increasing Returns Due to Specialization.” In American Economic Review, Papers and Proceedings, Vol. 77 (mai 1987): 56-62.


[20] Schumpeter, Joseph A. Capitalism, Socialism, and Democracy. New York: Harper, 1942


[21] Haavelmo T, The Probability Approach To Econometrics , supplément à Econometrica, vol. 12, 1944 et Lucas, R. E., Jr. “On the Mechanics of Economic Development” in Journal of Monetary Economics, vol. 22 (Juillet 1988), pp. 3-42.


[22] Voir Keynes, John Maynard, Treatise on Probability, London: Macmillan & Co, 1921 et la recension faite par le grand mathématicien Bertrand Russell, Russell, Bertrand[republication de l’article de 1922] : “Review: A Treatise on Probability. By John Maynard Keynes” in Mathematical Gazette, revue de la Mathematical Association, Vol. 32 (1948), n° 300), pp.152–159.


[23] Dwyer G., “Can “Charter Cities” Change the World? A Q&A With Paul Romer”, Septembre 29th, 2009, The New York Times., http://freakonomics.blogs.nytimes.com/2009/09/29/can-charter-cities-change-the-world-a-qa-with-paul-romer/ .


[24] Voir Buchanan J.M. et Tullock G., The Calculus of Consent, (1962), University of Michigan Press, Ann Arbor, 1962.


[25] Nordhaus W., « The Political Business Cycle », in Review of Economic Studies, 1975, vol. 42, n° 2, 169-190


[26] Sugden R., “New developments in the Theory of Choice under uncertainty” in J.D. Hey et J. Lambert (edits.), Surveys in the Economics of Uncertainty, Basil Blackwell, Oxford-New York, 1987, pp. 1-24, pp. 8-10. Camerer C., “Individual Decision Making” in Kagel et Roth (edits), Handbook of Experimental Economics , Princeton, NJ, Princeton University Press, 1994. Payne J.W., J.R. Bettman et E.J. Jonhson, “Behavioral Decision Research: a Constructive Processing Perspective”, Annual Review of Psychology, vol. 43/ 1992, p. 87-131.


[27] Lichtenstein S. et P. Slovic, “Reversals of Preference Between Bids and Choices in Gambling Decisions” in Journal of Experimental Psychology, n°86, 1971, pp. 46-55 ; Idem “Reponse induced reversals of Preference in Gambling: An Extended Replications in Las Vegas” in Journal of Experimental Psychology, n°101,/1973, pp. 16-20.


[28] Tversky A., “Rational Theory and Constructive Choice”, in K.J. Arrow, E. Colombatto, M. Perlman et C. Schmidt (edits.), The Rational Foundations of Economic Behaviour, Basingstoke – New York, Macmillan et St. Martin’s Press, 1996, p. 185-197 ; Idem, “Loss Aversion in Riskless Choice: a Reference Dependant Model”, Quarterly Journal of Economics , vol. 107, n°4/1991, p. 1039-1061.


[29] Voir . Sapir J., Quelle Economie pour le XXIème Siècle, Paris, Odile Jacob, 2005n chapitre 1 et Idem, “Théorie de la régulation, conventions, institutions et approches hétérodoxes de l’interdépendance des niveaux de décision”, in A. Vinokur (ed.), Décisions économiques , Économica, Paris, 1998, pp. 169-215


[30] Tversky A., S. Sattath et P. Slovic, “Contingent Weighting in Judgement and Choice” in Psychological Review , vol. 95/1988, p. 371-384. P. Slovic, D. Griffin et A. Tversky, “Compatibility Effects in Judgement and Choice”, R.M. Hogarth (ed.), Insights in Decision Making: Theory and Applications , Chicago, University of Chicago Press, 1996


[31] Kincaid H., “Reduction, explanation and individualism”, Philosophy of Science, vol. 53, décembre 1986, p. 492-513. Ramstad Y., “A Pragmatist’s Quest for Holistic Knowledge: The Scientific Methodology of John R. Commons”, Journal of Economic Issues , Vol. 20, n°4, décembre 1986, p. 1067-1105


[32] Dont Nordhaus suspecta la contribution au réchauffement climatique plus de dix ans avant la synthèse du GIEC. Voir Nordhaus W.D., « Economic Growth and Climate: The Carbon Dioxide Problem », in The American Economic Review, Vol. 67, No. 1, Papers and Proceedings of the Eighty-ninth Annual Meeting of the American Economic Assocation (Feb., 1977), pp. 341- 346.


[33] Reinert S., Translating Empire: Emulation and the Origins of Political Economy. Cambridge, MA: Harvard University Press, 2011


[34] Hicks J., « IS-LM: An Explanation », in Journal of Post Keynesian Economics, vol. 3 (1980-1981), pp. 139-155.

[35] Minsky H.P., John Mayard Keynes, Columbia University Press 1975.

Sem comentários: